Niobé, un matin_____ seule en scène _____ lecture spectacle

photographie © Catherine Meyer

en quelques mots

C’est le récit de la vie d’une femme amoureuse, perdue et éperdue.

Elle aime un homme tel qu’il est et le prend dans son intégrité de la beauté à l’obscurité.

C’est aussi le trouble de l’orgueil, poison subtil qui fait perdre raison et provoque la chute, stimule le comportement vers une folie stupéfiante.

Convaincue par l’illusion d’être supérieure ou égale aux divinités, Niobé laisse ses quatorze enfants se faire massacrer.

La conscience tardive de son malheur la pétrifie, elle devient rocher avec deux ruisseaux de larmes.

Nous la découvrons à son réveil après mille ans, mille jours, peu importe, car ce matin-là le temps n’a plus d’importance.

Sa mémoire troublée reconstitue les épisodes de sa vie et remonte à rebours son destin jusque vers l’enfance.

Cette matinée est la réalité de sa mort à venir et la recherche d’un rire pour l'accompagner à l’instant ultime.

photographie © Catherine Meyer

distribution ___ texte et mise en lecture Yves Robert ___ jeu Aurore Faivre

photographie © Catherine Meyer

calendrier

Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds

du 12 au 16 juin 2019 / mercredi et jeudi à 19h / vendredi et samedi à 20h30 / dimanche à 11h

Théâtre Du Concert – Neuchâtel

mai 2020 – horaires à suivre...

photographie © Catherine Meyer

lecture-spectacle

Le théâtre est l’appropriation de la parole par l’action. Le sens des mots s’en trouve magnifié ou pollué. Le théâtre est cette espace où parfois se perd le verbe.

Notre travail sur ce projet est d’explorer une forme hybride conservant la rigueur de la lecture en la mélangeant avec le spectaculaire du jeu et de l’environnement.

Il s’agit de proposer aux spectateurs un espace nourri d’émotions et de poétique, mais de garder dans la ligne de mire la présence de chaque mot.

photographie © Catherine Meyer

un extrait

C’est au matin, au matin de ma mort.
À midi, quand l’ombre ne sait plus où se tenir, je passerai.
Avant, je veux me souvenir des chemins, des erreurs.
Le temps est compté.
À peine une matinée pour retrouver la trace de mes pas sur le sable.
Découvrir ce qui fut juste, ce qui fut faux.
Mettre dans la balance les parcelles de ma vie, en dresser le cadastre précis.
À midi, entrer dans l’ombre.
L’ombre exacte, le milieu du jour.
Je reviens sur mes pas avant que les vagues n’effacent la trace.
Je remonte à rebours le cours de ma vie.
À rebours, je longe un rivage oublié presque mystérieux.
De la nuit finissante, de l’irisation de l’aube revient un premier souvenir fugace.
Une maison en feu, les étincelles écarlates dans le ciel, mes enfants morts.
Le regard absent d’un l’homme, il me semble que je l’aime.
Je me glace, n’ose me souvenir plus avant.
Je doute, imagine plus sûr de rester à l’état où je suis.
Pierre endormie.
Mais à nouveau tout me pousse vers cet abîme.
Le temps restant est un miroir, une profondeur.
Je regarde au-delà de mon visage, au-delà de mes larmes.
Je distingue ce qui est derrière l’oubli.

Brochure

texte intégral / 20 pages / collection seul.e en scène / Atelier Grand Cargo / prix CHF 10.–


plan d'accès


tarifs lecture-spectacle  

Plein tarif: CHF 25.- / Étudiant, AVS, AI : CHF 20.-  Membre MDC, Chômeur, Pro du spectacle : CHF 10.-


avec le soutien de