Niobé, un matin_____ seule en scène _____ lecture spectacle

photographie © Yves Robert

 

en quelques mots

Au matin de sa mort, Niobé se souvient de sa tragique vie et de la mort violente de ses enfants.
Elle suit le cours de son récit de vie, remonte à rebours le temps en espérant retrouver l’innocence de sa jeunesse.

distribution ___ texte et mise en lecture Yves Robert ___ jeu Aurore Faivre

calendrier

du 12 au 16 juin 2019 / mercredi et jeudi à 19h / vendredi et samedi à 20h30 / dimanche à 11h

un extrait

C’est au matin, au matin de ma mort.
À midi, quand l’ombre ne sait plus où se tenir, je passerai.
Avant, je veux me souvenir des chemins, des erreurs.
Le temps est compté.
À peine une matinée pour retrouver la trace de mes pas sur le sable.
Découvrir ce qui fut juste, ce qui fut faux.
Mettre dans la balance les parcelles de ma vie, en dresser le cadastre précis.
À midi, entrer dans l’ombre.
L’ombre exacte, le milieu du jour.
Je reviens sur mes pas avant que les vagues n’effacent la trace.
Je remonte à rebours le cours de ma vie.
À rebours, je longe un rivage oublié presque mystérieux.
De la nuit finissante, de l’irisation de l’aube revient un premier souvenir fugace.
Une maison en feu, les étincelles écarlates dans le ciel, mes enfants morts.
Le regard absent d’un l’homme, il me semble que je l’aime.
Je me glace, n’ose me souvenir plus avant.
Je doute, imagine plus sûr de rester à l’état où je suis.
Pierre endormie.
Mais à nouveau tout me pousse vers cet abîme.
Le temps restant est un miroir, une profondeur.
Je regarde au-delà de mon visage, au-delà de mes larmes.
Je distingue ce qui est derrière l’oubli.

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